Salaires, indemnités et frais professionnels en 2026
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) constitue la référence légale en matière de rémunération en France. Son montant, révisé chaque année ou lors d’une revalorisation exceptionnelle liée à l’inflation, influence directement les salaires, les rémunérations des apprentis ainsi que plusieurs barèmes sociaux et fiscaux.
Vous trouverez ici les données actualisées pour 2026 : Smic brut et net, salaires d’apprentis, avantages en nature, minimum garanti, plafond de la Sécurité sociale (PASS), valeur des titres-restaurant et indemnités liées aux frais professionnels.
Table des matières
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S.M.I.C. – Revalorisation au 1er janvier 2026
Revalorisation applicable
Le SMIC a été revalorisé de 1,18% au 1er janvier 2026, en France métropolitaine, en Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon :
- SMIC horaire brut : 12,02 € (contre 11,88 € précédemment)
- SMIC mensuel brut : 1 823,03 € (contre 1 801,80 € précédemment)
- SMIC mensuel net estimé : 1 443,11 € (contre 1 426,30 € précédemment)
Le montant mensuel est calculé sur la base de 151,67 heures, correspondant à une durée légale de 35 heures hebdomadaires (35 h × 52 / 12).
Le SMIC a été revalorisé de 3,90% au 1er janvier 2026, à Mayotte :
- SMIC horaire brut : 9,33 € (contre 8,98 € précédemment)
- SMIC mensuel brut : 1 415,05 € (contre 1 361,97 € précédemment)
À Mayotte, le calcul mensuel du SMIC repose également sur 151,67 heures (35 heures hebdomadaires).
Absence de revalorisation en 2025
Aucune revalorisation du SMIC n’a été appliquée au 1er janvier 2025, l’augmentation ayant été anticipée par la revalorisation exceptionnelle entrée en vigueur en novembre 2024. La revalorisation suivante est donc intervenue au 1er janvier 2026.
Mécanisme légal de revalorisation
Le SMIC est revalorisé automatiquement au 1er janvier de chaque année par décret.
Cette revalorisation tient compte :
- de l’évolution de l’inflation constatée pour les 20 % de ménages aux revenus les plus faibles ;
- et de la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés.
Par ailleurs, toute hausse d’au moins 2 % de l’indice des prix à la consommation entraîne automatiquement un relèvement du SMIC dans les mêmes proportions.
Montant net
Le montant du SMIC net perçu peut varier selon l’entreprise et le secteur d’activité, en fonction des cotisations sociales applicables.
Rappel historique
Ci-dessous, un rappel des revalorisations du SMIC des dernières années applicables en France métropolitaine et dans les collectivités concernées (hors Mayotte).
| Date | Augmentation | Montant Brut | Montant Net | Horaire Brut | Horaire Net |
|---|---|---|---|---|---|
| 01/01/2026 | 1,18% | 1823,03 | 1 443,11 | 12,02 | 9,51 |
| 01/11/2024 | 1,93% | 1801,80 | 1426,30 | 11,88 | 9,40 |
| 01/01/2024 | 1,13% | 1766,92 | 1398,69 | 11,65 | 9,22 |
| 01/05/2023 | 2,22% | 1747,20 | 1383,08 | 11,52 | 9,11 |
| 01/01/2023 | 1,81% | 1709,28 | 1353,07 | 11,27 | 8,92 |
| 01/08/2022 | 2,01% | 1678,95 | 1329,05 | 11,07 | 8,76 |
| 01/05/2022 | 2,65% | 1645,58 | 1302,64 | 10,85 | 8,59 |
| 01/01/2022 | 0,86% | 1603,12 | 1269,09 | 10,57 | 8,37 |
| 01/10/2021 | 2,24% | 1589,47 | 1258,20 | 10,48 | 8,3 |
| 01/01/2021 | 0,99% | 1554,58 | 1230,60 | 10,25 | 8,11 |
| 01/01/2020 | 1,19% | 1539,42 | 1218,60 | 10,15 | 8,03 |
Salaire minimum apprentis au 1er janvier 2026
Salaire minimum (% du SMIC) : Base 151,67 h
| Age de l'apprenti | 1ère année | 2ème année | 3ème année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27% du Smic 492,22 € | 39% du Smic 710,98 € | 55% du Smic 1002,67 € |
| 18-20 ans | 43% du Smic 783,90 € | 51% du Smic 929,75 € | 67% du Smic 1221,43 € |
| 21-25 ans | Salaire le + élevé entre 53% du Smic et 53% du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage 966,21 € | Salaire le + élevé entre 61% du Smic et 61% du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage 1112,05 € | Salaire le + élevé entre 78% du Smic et 78% du salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage 1421,97 € |
| 26 ans et plus | 100% du Smic - Salaire le + élevé entre le Smic et le salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage 1823,03 € | 100% du Smic - Salaire le + élevé entre le Smic et le salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage 1823,03 € | 100% du Smic - Salaire le + élevé entre le Smic et le salaire minimum conventionnel correspondant à l'emploi occupé pendant le contrat d'apprentissage 1823,03 € |
Minimum garanti (M.G.) au 1er janvier 2026
4,25 € (au 01/01/2026)
Archives :
4,22 € (au 01/11/2024)
4,15 € (au 01/01/2024)
4,10 € (au 01/05/2023)
4,01 € (au 01/01/2023)
3,94 € (au 01/08/2022)
Plafond de sécurité sociale (PASS)
Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) sert de référence pour le calcul de nombreuses cotisations et prestations sociales. Actualisé chaque année, il détermine notamment le plafond de la retraite de base, certaines exonérations ou encore le calcul des indemnités journalières.
Montants du PASS 2026
En 2026, le plafond de la Sécurité sociale (PASS) a été revalorisé de 2 %.
Les montants applicables du 1er janvier au 31 décembre 2026 sont les suivants :
- 48 060 € par an
- 12 015 € par trimestre
- 4 005 € par mois
- 924 € par semaine
- 220 € par jour
- 30 € de l’heure
Montants du PASS 2025
En 2025, le plafond de la Sécurité sociale (PASS) a été revalorisé de 1,58 %.
Les montants applicables du 1er janvier au 31 décembre 2025 sont les suivants :
- 47 100 € par an
- 11 775 € par trimestre
- 3 925 € par mois
- 906 € par semaine
- 216 € par jour
- 29 € de l’heure
Montants du PASS 2024
En 2024, le plafond de la Sécurité sociale (PASS) a été revalorisé de 5,4 %.
Les montants applicables du 1er janvier au 31 décembre 2024 sont les suivants :
- 46 368 € par an
- 11 592 € par trimestre
- 3 864 € par mois
- 892 € par semaine
- 213 € par jour
- 29 € de l’heure
Montants du PASS 2023
Du 1er janvier au 31 décembre 2023, le plafond de la Sécurité sociale (PASS) était fixé aux valeurs suivantes :
- 43 992 € par an
- 10 998 € par trimestre
- 3 666 € par mois
Avantages en nature au 1er janvier 2026
En l’absence de convention collective ou d’accord fixant des taux supérieurs, les avantages en nature sont évalués forfaitairement en fonction du minimum garanti.
Pour la nourriture, l’avantage en nature est évalué comme suit :
- 5,50 € par repas en 2026
- ou 11,00 € par jour en 2026
- 5,45 € par repas en 2025
- ou 10,90 € par jour en 2025
- 5,35 € par repas en 2024
- ou 10,70 € par jour en 2024
- 5,20 € par repas en 2023
- ou 10,40 € par jour en 2023
Titres-restaurant au 1er janvier 2026
Contribution patronale et exonération
La contribution patronale est exonérée de cotisations Sécurité Sociale si elle est comprise entre 50 et 60% de la valeur du titre et ne dépasse pas :
- 7,32 € pour 2026
- 7,26 € pour 2025
- 7,18 € pour 2024
- 6,91 € pour 2023
Valeur du titre-restaurant ouvrant droit à l’exonération maximale
Les montants applicables selon l’année sont :
- 2026 : entre 12,20 € (participation 60 %) et 14,64 € (participation 50 %)
- 2025 : entre 12,10 € (participation 60 %) et 14,52 € (participation 50 %)
- 2024 : entre 11,97 € et 14,36 € (janvier)
- 2023 : entre 11,52 € et 13,82 € (janvier – décret du 31 mai 2023)
- 2022 : entre 9,48 € et 11,38 € (janvier – valeur de référence 5,69 €)
- 2022 : entre 9,87 € et 11,84 € (septembre – valeur de référence 5,92 € – 1er septembre au 31 décembre 2022)
- 2022 : entre 10,83 € et 13,00 € (janvier 2023 – valeur de référence 6,50 €)
Frais professionnels
Les frais professionnels correspondent à des dépenses engagées par le salarié pour les besoins de son activité professionnelle. Ces frais sont ensuite remboursés par l’employeur. Le dédommagement de ces frais peut prendre la forme :
- d’un remboursement des dépenses réelles sur justificatifs ;
- d’un versement d’allocations forfaitaires ;
- de l’application d’une déduction forfaitaire spécifique sur le salaire soumis à cotisations ; cette possibilité n’étant ouverte qu’à certaines professions.
Les frais professionnels sont exclus de la base de calcul des cotisations de Sécurité sociale. Ils sont aussi exclus de la base CSG-CRDS.
Grand déplacement en Métropole (montants au 01/01/2026)
L’indemnité de grand déplacement est destinée à couvrir les dépenses supplémentaires de nourriture et de logement du salarié en déplacement professionnel.
Le grand déplacement est caractérisé par l’impossibilité pour un salarié de regagner chaque jour sa résidence du fait de ses conditions de travail.
Remboursement des frais de repas en grand déplacement (par repas) :
- 21,40 € – pour les 3 premiers mois
- 18,20 € – au delà de 3 mois (-15%)
- 15,00 € – au delà de 24 mois (-30%)
Remboursement des frais de logement et petit déjeuner (Paris & 92 & 93 & 94) :
- 76,60 € – pour les 3 premiers mois
- 65,10 € – au delà de 3 mois (-15%)
- 53,60 € – au delà de 24 mois (-30%)
Remboursement des frais de logement et petit déjeuner (Autres départements) :
- 56,80 € – pour les 3 premiers mois
- 48,30 € – au delà de 3 mois (-15%)
- 39,80 € – au delà de 24 mois (-30%)
Petit déplacement (montants au 01/01/2026)
Le remboursement de frais de repas pour un salarié en petit déplacement est exonéré de cotisations pour un salarié :
- en déplacement professionnel ou sur un chantier ;
- ou contraint de prendre ses repas sur son lieu de travail en raison de sujétions particulières.
Indemnité de restauration sur le lieu de travail:
Salarié contraint de prendre une restauration sur son lieu de travail effectif en raison de conditions particulières d’organisation ou d’horaires de travail (ex : travail en équipe, travail posté, travail continu, travail de nuit, travail en horaire décalé) : 7,50 €
Frais de repas engagés par les salariés en situation de déplacement :
- Salarié contraint de prendre son repas au restaurant : 21,40 €
- Salarié non contraint de prendre son repas au restaurant (indemnité de collation hors des locaux de l’entreprise ou sur chantier) : 10,40 €
Vos droits expliqués simplement
Qu’est-ce que le SMIC et comment est-il revalorisé ?
Il évolue chaque 1er janvier pour tenir compte de l’inflation et de la hausse du coût de la vie. Une revalorisation automatique peut aussi intervenir en cours d’année si les prix augmentent fortement.
Ce mécanisme vise à limiter les pertes de pouvoir d’achat liées à l’inflation, même si, dans les faits, il ne compense pas toujours pleinement la hausse du coût de la vie.
La revalorisation est décidée par le gouvernement, après avis consultatif de la Commission nationale de la négociation collective où siègent syndicats et employeurs.
Les organisations syndicales y défendent concrètement les intérêts des salariés, en exigeant une revalorisation qui reflète les besoins réels des travailleurs plutôt que de se limiter à des calculs économiques abstraits.
Quelle est la différence entre SMIC brut et SMIC net ?
Après ces prélèvements, on obtient le SMIC net, c’est-à-dire la somme réellement perçue en fin de mois. Ce montant peut légèrement varier selon le secteur ou les conventions collectives. Autrement dit, le brut est une base théorique, tandis que le net reflète le revenu disponible. Cette différence rappelle le poids des cotisations dans la rémunération des travailleurs.
Comment est calculée la rémunération des apprentis ?
Certaines conventions collectives améliorent ce minimum, garantissant de meilleures conditions.
Un apprenti peut aussi négocier une rémunération supérieure avec son employeur : la loi impose un plancher, mais rien n’empêche d’aller au-delà. Cette possibilité reste encore trop peu utilisée, alors qu’elle peut être un levier de reconnaissance. Pour la CFTC, il est essentiel que la rémunération des apprentis reflète réellement leur contribution et qu’elle encourage leur intégration durable dans l’entreprise.
Qu’est-ce que le minimum garanti (MG) et à quoi sert-il ?
Son montant est révisé chaque année, indépendamment de l’évolution du SMIC. Concrètement, il permet d’harmoniser la valeur de certains droits pour éviter des disparités entre salariés.
Même si ses montants restent modestes, le MG rappelle que la rémunération ne se limite pas au salaire versé : elle inclut aussi des avantages concrets du quotidien. Pour les syndicats, il doit continuer à évoluer afin de mieux refléter le coût réel de la vie et protéger l’équilibre entre travail et conditions de vie.
À quoi correspond le plafond de la Sécurité sociale (PASS) ?
Concrètement, le PASS fixe la part du salaire brut prise en compte pour la retraite de base. Exemple : avec un PASS de 47 100 €, un salarié payé 25 000 € brut par an cotise intégralement à la retraite de base, et aussi à la retraite complémentaire Agirc-Arrco, obligatoire dès le premier euro. Un salarié à 60 000 € cotisera pour la base uniquement jusqu’à 47 100 €, le reste alimentant la complémentaire.
Pour les syndicats, l’enjeu est que le PASS progresse réellement avec le coût de la vie et l’évolution des salaires. Car si le plafond reste trop bas, seuls les revenus modestes financent pleinement la retraite de base. Un PASS correctement ajusté garantit que les hauts revenus participent davantage, renforçant ainsi la solidarité du système et la protection de tous.
Comment fonctionne l’exonération sur les titres-restaurant ?
Lorsque la valeur du ticket dépasse ce plafond, le salarié conserve l’intégralité de son titre pour régler ses repas. Seule la part patronale excédentaire est alors soumise à cotisations.
Dans l’entreprise, les représentants du personnel, à la demande des salariés, peuvent négocier une revalorisation des titres. Les syndicats rappellent régulièrement que cet avantage doit évoluer avec les prix réels de la restauration, sans quoi il perd de son efficacité pour soutenir le pouvoir d’achat.
Quels sont les frais professionnels remboursables ?
Les frais les plus courants concernent les repas en déplacement, les transports (missions, indemnités kilométriques, transports collectifs) et parfois le logement lors de missions éloignées. Pour savoir si vous y avez droit, il faut consulter votre contrat de travail, votre convention collective ou les accords d’entreprise.
Pour les syndicats, un principe doit rester clair : aucun salarié ne doit payer pour travailler.
Quelle est la différence entre un grand déplacement et un petit déplacement ?
Un petit déplacement correspond à une mission où le salarié peut regagner son domicile le soir. Dans ce cas, il ne s’agit pas de couvrir logement ou transport, mais uniquement les repas pris à l’extérieur. Ces frais peuvent être remboursés soit sur justificatifs réels (factures, tickets), soit sous forme d’indemnités forfaitaires, toujours dans la limite des plafonds fixés par l’URSSAF.
Pour les syndicats, il est essentiel que ces règles soient respectées afin qu’aucun salarié ne supporte des frais liés à ses conditions de travail.
Ces montants sont-ils les mêmes pour tous ?
Cependant, leur application concrète peut différer selon les conventions collectives, les accords d’entreprise ou les pratiques de chaque secteur. Une convention peut, par exemple, prévoir un salaire minimum plus élevé que le SMIC ou des remboursements de frais supérieurs aux barèmes légaux.
Autrement dit, la loi fixe un plancher, mais rien n’empêche les employeurs d’aller au-delà. C’est pourquoi il est essentiel pour chaque salarié de vérifier ses droits dans son entreprise et de s’appuyer sur ses représentants du personnel pour obtenir de meilleures conditions.
Dispositifs relatifs aux salaires et indemnités
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