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Travaux publics

Ce secteur applique une Convention collective des ETAM (2005) et une Convention collective des cadres qui ne répondent pas aux exigences revendiquées par notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC : la prise en compte de la pénibilité et de la polyvalence (rémunération, conditions de travail), pas de séparation entre les employés et les techniciens et agents de maîtrise, la mise en place d’une véritable période d’accompagnement, l’importance du rôle des instances représentatives du personnel…

Ces conventions font suite à l’accord, signé en 2002 par des organisations bien peu syndicales, de mise en place de l’annualisation des salaires. Annualisation que nous combattons depuis, car elle fait progressivement disparaître les éléments non permanents du salaire, les primes et le 13e mois.

A chaque négociation régionale ou nationale pour fixer les minima salariaux, nos représentants BATI-MAT-TP CFTC demandent que soit inclue dans le salaire la prime de vacances conventionnelle de 30%. Malheureusement, les syndicats signataires de l’accord l’ont fait sur la base de 12 mois. Or, il faudrait un coefficient de 12,3 pour inclure cette prime dans le calcul du salaire annuel.

Nous déplorons également que, comme dans le bâtiment, les employeurs du secteur ne fassent pas suffisamment d’efforts pour attirer, et surtout pour fidéliser les jeunes avec des salaires qui leur permettent de dire qu’ils travaillent pour faire vivre leur famille, que la pénibilité qu’ils endurent est justifiée par le salaire, que leur savoir-faire est une richesse qui se paie… Mais nous sommes loin de tout ça.

Pourtant, les travaux publics sont un secteur qui, malgré une légère baisse depuis le second trimestre 2007, virevoltent à un total de plus de 3 milliards d’euros de travaux réalisés ! Le pourcentage d’heures travaillées par les ouvriers permanents a presque décuplé depuis 2005. L’activité est là, et les premiers à le savoir sont bien les salariés. Mais s’ils y contribuent en tête, ce ne sont pas eux qui profitent les premiers de ces bons résultats. Car où sont les salaires qui récompensent cette activité, cet investissement ?

La mise en place de la formation en 2004 a pourtant donné lieu à de nombreuses réflexions sur la polyvalence et la multiplication des compétences. Nous avons réussi à négocier que les bénéficiaires d’actions de formation perçoivent un pourcentage du SMIC : 65% pour un jeune de moins de 21 ans (75 s’il possède déjà une qualification de niveau bac pro ou équivalent), 80% de 21 à 25 ans (90 pour une qualification de niveau bac pro), le SMIC ou 85% du salaire minimum de branche ou d’entreprise au-delà de 26 ans (la solution la plus avantageuse).

Notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC a également négocié une revalorisation des rémunérations dans l’apprentissage. Le régime du BTP est bien plus généreux que le régime général. Par exemple, les moins de 18 ans touchent 40% du SMIC la première année (contre 25% dans la régime général) et 50 la deuxième (contre 37 dans le régime général).

Nous avons encore négocié la mise en place ou l’amélioration :

  • de la participation (via la gestion de BTP Gestion du groupe PRO BTP);
  • de chèques-vacances dans les petites entreprises;
  • de l’épargne salariale.

A quand une juste répartition des richesses produites par l’entreprise ? A quand une prise de conscience que la pénibilité se paye ? Se compense ? Notre Fédération BATI-MAT-TP CFTC n’est pas prête de baisser les bras, et continue jour après jour à défendre les acquis existants des salariés, et en conquérir de nouveaux.
 
 
 

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